Trois
années après son magnifique « Demons Abortion »,
Nehl Aelin revient avec un deuxième album, « Ghost of a
Child ». Un album qui possède toute une histoire, dont
le concept a été écrit par Nehl, avec la participation
de Sophie Morice-Couteau, Stephan H. et Delphine Blin. L’histoire
de ce « Ghost of a Child » se déroule donc en 3 actes,
d’une durée totale de 56 minutes, 4 titres par acte, nous
offrant un univers digne d’un Danny Elfman, où Nehl a su
apporter cette touche unique et décalée qu’on lui
connaît si bien et le rendu en est fabuleux !
Le premier acte démarre avec « The Late Lamented »,
uniquement le chant de Nehl, comme des voix d'église, c'est la
crémation, l'enterrement du personnage principal, la petite fille
que l’on peut voir sur la pochette et dont l’histoire est
racontée tout au long de cet album. Mais nous nous garderons
bien de vous raconter cette histoire en détails, pour laisser
planer le mystère jusqu’au bout. Vous trouverez tout ce
qu’il faut savoir sur cette histoire en trouvant la petite fille
bien cachée sur le site de Nehl ;). Vient ensuite « Coldness
», un titre où le duo piano/chant est bien mis en avant,
avec certains passages typés jazz et une ambiance très
‘halloween’, se terminant sur des rires d’enfants.
Le troisième titre de ce premier acte, « Running Violins
» est uniquement instrumental, violons et sonorités electro
s’entremêlent. Et c’est la fin de ce premier acte
avec « Fall into the warren », des voix lointaines résonnent
dans une ambiance aux sonorités aquatiques (cf : explication
du concept) et l’acte se referme sur les même voix d’église
que « The Late Lamented ».
Les premières notes du second acte résonnent avec «
Silence ». Une ambiance que l’on connaît bien, avec
des éléments rencontrés dans le premier album et
cette influence de Tori Amos toujours présente, avec également
une légère touche celtique. « Hallucinogenic »
est un titre qui porte bien son nom, ambiance décalée,
des sonorités partant dans tous les sens et Nehl scandant un
enfantin « la la la… ». Un son typé ‘accordéon’
se fait entendre, ce sont les premières notes d’ «
Enchanting Ballet ». Le piano se fait ‘clavecin’ et
Nehl nous émerveille de son chant… entrecoupé de
petites voix style ‘dessins animés’, avant qu’un
magnifique chœur se fasse entendre. « Labyrinthine Perception
» termine ce second acte (titre de 11 minutes). Piano et chœurs
s’élèvent et tout s’enchaîne, tout s’emballe
sur des sons electro entre autres et le calme reprend de nouveau sa
place…
Le troisième et dernier acte… des voix… une salle
de réanimation… c’est « Le cirque des petites
insomnies ». Et une musique de cirque retentit, des cris…
et de nouveau une voix… une salle de réanimation…
c’est « 17h24 ». Vient ensuite « Dead End »,
un piano…un monologue d’enfant…et Nehl termine le
titre accompagné de chœurs et du piano. L’acte et
l’album se terminent par « Maze’s Escape »,
de nouveau cette voix d’enfant… elle dit ‘I love You’…
sur une musique enfantine… puis des pas retentissent… des
rires… ‘I love You oh I love You’…
Fans du premier album, “Ghost of a Child” vous séduira
à coup sûr ! Et si vous ne connaissez pas encore la musique
de Nehl je vous conseille vivement d’y jeter une oreille…
c’est fabuleux, sombre, décalé… bref tout
simplement talentueux !